“Nous avons vécu cet été deux chocs : un choc climatique et un choc inflationniste qui ont impacté le choix des vacances pour tout un chacun. Par exemple, entre Pâques et cet été, plus de 37 % des Français ont modifié leur destination avant leur départ pour des questions économiques et notamment le coût du carburant", a déclaré Christelle Chassagne, vice-présidente de Niort Agglo en charge du tourisme. Un constat s'appliquant aussi bien au niveau national que local. “Les différentes vagues de canicules ont aussi joué un rôle sur la variation des fréquentations sur le territoire”, comme l'a expliqué Laurent Gallas, directeur commercial de l'office de tourisme Niort-Marais poitevin et de tempérer, “contrairement à d'autres destinations, le Marais poitevin concentre 25 % de sa fréquentation en juillet et en août, le reste se dilue tout au long de l'année.”
Ces deux critères déterminants ont donc influé sur les comportements des touristes qu'il s'agisse d'hébergements, de loisirs ou de restauration. Par exemple, 74 % des Français sont partis en vacances mais ont opté pour des nuitées en hébergement non marchand, dans la famille par exemple. Parmi les marqueurs forts de la saison, les réservations de dernière minute ont fait un bond tandis que les durées de séjours ont été réduites. Les prestataires de loisirs ont eux aussi été impactés en raison des fortes chaleurs. Fin juillet, une hausse a été enregistrée en lien avec les incendies de la Gironde, la clientèle remontant vers le nord.
Malgré ces constats, la 1ère semaine d'août reste la plus fréquentée. Parmi les motifs de satisfaction, une augmentation nette de la clientèle nordique est à noter, notamment néerlandaise, allemande et belge.
“Cette saison est riche d'enseignements. Même s'il y a une baisse, le bilan reste positif. Il y a des marqueurs intéressants sur lesquels travailler dans le futur. Notamment cette clientèle nordique qui est un levier à développer. Une chose est sûre, il va nous falloir réfléchir à comment s'adapter aux fortes chaleurs pour proposer des activités et des horaires adaptés et nous devons aussi penser toutes les saisons et plus sur une période d'été raccourcie”, a assuré Christelle Chassagne.